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L’atoll de Mururoa (site d’essais nucléaires français) risque de s’effondrer

mai 9, 2011

La menace fait froid dans le dos… L’atoll de Mururoa, qui fut le théâtre d’essais nucléaires, risque de s’effondrer et de provoquer un tsunami!

C’est un vrai scénario-catastrophe qui pourrait avoir pour cadre le site de Mururoa, en Polynésie française: l’atoll, incontestablement fragilisé par les essais nucléaires français (parmi eux 137 souterrains réalisés entre1975 et1996), risque de s’effondrer et de provoquer un tsunami dans le Pacifique ! Le rapport de surveillance, qui fait trembler au-delà de l’archipel polynésien, émane de Marcel Jurien de La Gravière, délégué à la Sûreté nucléaire et à la radioprotection pour les activités et installations intéressant la Défense (DSND), et est notamment révélé par le site internet Maxisciences.

Concrètement, 670millions de mètres cubes de la falaise nord-est de l’atoll pourraient s’écrouler, d’un coup, dans la mer. S’en suivraient des vagues de deux à trois mètres d’altitude, qui atteindraient en dix minutes l’atoll voisin de Tureia, situé à 105km. L’Association des vétérans des essais nucléaires (Aven), cité par le site Mille Babords, va encore plus loin et parle d’une vague de 10 à 20mètres de hauteur !

Vive émotion

Les 227 habitants de Tureia vivent donc sous la menace d’être engloutis. Pas de panique, lancent toutefois les autorités qui rappellent que, depuis les années 1980, le sous-sol de Mururoa est appareillé d’un système de surveillance géomécanique (Telsite). Ainsi, les occupants de l’archipel seraient alertés d’un glissement de terrain plusieurs jours, voire plusieurs semaines, à l’avance. Pour autant, cela ne les rassure pas et l’émotion reste vive en Polynésie, et particulièrement sur l’atoll de Tureia où la population a signé une pétition dans laquelle elle réclame au DSND des mesures de protection et l’envoi d’une mission d’experts indépendants «pour évaluer les risques géologiques et radiologiques». L’inquiétude est double en effet: la radioactivité emprisonnée dans la roche va-t-elle polluer les alentours si Mururoa s’écroule? Bruno Barillot, de l’association des anciens travailleurs et victimes de Mururoa et Fangataufa – Moruroa E.Tatou – tire, lui, la sonnette d’alarme et soutient, contre vents et marées, que les risques sont minimisés.

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