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Gaz de (fa) schiste

mai 17, 2011

Gaz de (fa) schiste

Le printemps dernier, Borloo a donné l’accord d’explorer 9672 km² de terre pour implanter des puits d’extraction de gaz de schiste. GDF s’est gracieusement allié à texan Schuepbac, pour financer les recherches de gaz naturel. La nouvelle technique pour extraire cette énergie fossile est l’hydro fracturation, en anglais « fracking ».

Le procédé consiste à introduire de l’eau et des produits toxiques à environ 3000 mètres sous terre. Ce qui provoque un phénomène de mini séisme; une énorme pression est exercée qui brise la roche et gèle le gaz. Pour geler ce gaz on doit utiliser un liquide contenant plus de 596 produits chimiques. Chaque forage nécessite de 4 à 28 millions de litres d’eau. On peut répéter ce phénomène 18 fois par puits.

Ce liquide contient: des inhibiteurs de corrosion, des gélifiants, des adjuvants, des biocides, des désémulsifiants, des viscosifiants et des concentrés de gels liquides.

Aux Etats-Unis, cette avancée technologique a pu s’étendre tranquillement à partir de 2005. L’administration Bush a voté une loi autorisant les foreurs de pétrole et de gaz d’utiliser des produits toxiques, non contrôlés. Grâce à elle, on peut forer directement à l’intérieur ou à côté d’une réserve d’eau potable. En faisant aussi signer des accords de confidentialité, les financiers rachètent en même temps que de nouvelles parcelles de terrain favorables à l’extraction du gaz, le silence des propriétaires. Ils vont même jusqu’à acheter le silence des victimes contaminées.

Liste non exhaustive d’apparition de phénomènes graves survenus après l’installation de puits de forage:

L’eau du robinet peut siffler, faire des bulles, être boueuse, sentir la térébenthine, s’enflammer.

Des animaux perdent leurs poils et meurent.

Des ouvriers de forage sont brûlés aux mains et au visage.

Des personnes se plaignent: de maux de tête, de vertiges, d’asthme, de la perte du goût et de l’odorat et certaines ont même des lésions irréversibles au cerveau.

Des nuages toxiques constitués de produits organiques volatiles et semi volatiles sont dégagés par les citernes de condensation de forage. Ceux-ci forment des couvertures marron ou des pluies acides qui s’abattent sur les terres et cultures environnantes.

Face à tout cela, les pouvoirs publics des 34 états concernés par l’hydro fracturation font la sourde oreille. D’après eux, il n’y a aucun lien direct à faire entre l’exploitation des puits et l’apparition de maladies et de dégradations environnementales. Pour leur défense, aucune enquête officielle ne prouve que les forages puissent entrainer un tel dérèglement. De plus, les hommes politiques soutiennent ce genre de pratique car elle crée de l’emploi et permet de ne plus exploiter le pétrole étranger des pays terroristes. Pour en arriver là, une loi a été votée lors de la campagne des forages en 2005, retirant les restrictions législatives protégeant la qualité, de l’eau, de l’air, des fonds de réserve et faisant sauter 12 autres lois sur l’environnement.

Aux Etats-Unis on peut compter, à ce jour, au moins 450 000 puits. En France, trois permis ont été signés pour commencer les recherches de gaz, à Montélimar (Drôme), Nant (Aveyron), et Villeneuve de Berg (Ardèche). D’après la grande industrie italienne E.ON, des milliers de milliard de mètres cubes de gaz dorment en Europe, et plus encore en Asie et en Australie.

L.

Source : documentaire Gasland, de Josh fosh

Source : Etrange normalité.

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