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Japon : l’accident nucléaire continue

mai 17, 2011

Japon : l’accident nucléaire continue

Sur le site de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi

Rappel des faits : les trois cœurs des trois réac­teurs ont fondus, les encein­tes de confi­ne­ment sont per­cées, 3 pis­ci­nes de com­bus­ti­bles usagés, sto­ckées (avant l’acci­dent) au dessus de chaque réac­teur, ont été détrui­tes tota­le­ment ou par­tiel­le­ment, ren­dant tout ou partie des barres de com­bus­ti­bles usa­gées expo­sée à l’air libre. Irradiation maxi­male garan­tie.

Des mil­liers de tonnes d’eau, versée en per­ma­nence depuis pres­que deux mois sur les 3 réac­teurs et la pis­cine du réac­teur 4, s’écoulent et fuient dans l’océan après s’être gran­de­ment enri­chie en radio­ac­ti­vité. Contamination des océans garan­tie.

Dorénavant, il faut pren­dre en compte que les 3 réac­teurs sont vrai­sem­bla­ble­ment passés à l’état de corium, c’est à dire qu’ils ont fondus, et sont en train de fusion­ner avec leur réci­pient, avant de peut être per­fo­rer la dalle de béton sur laquelle ils repo­sent. (source)

- Samedi 14 mai, un ouvrier est décédé suite à un malaise sur le site de la cen­trale. Il avait une soixan­taine d’années n’avait reçu qu’une dose de 0,17 mil­li­sie­verts. Il était a priori en bonne santé. (source)

Pire que l’accident, la volonté du gouvernement

- Le gou­ver­ne­ment japon­nais rehausse la limite de conta­mi­na­tion radio­ac­tive à 20 msV/ an pour les enfants ; en France, cette valeur c’est la dose annuelle maxi­male pour les adul­tes qui tra­vaillent dans le nucléaire. Cette valeur c’est aussi 2000 fois la limite pour les adul­tes, selon l’OMS, d’une expo­si­tion à la radio­ac­ti­vité sans effet sur la santé. En réac­tion, les parents des enfants de la pré­fec­ture de Fukushima ont créés un réseau de pro­tec­tion des enfants qui s’oppose aux nou­veaux taux fixés par le gou­ver­ne­ment et la pré­fec­ture. (source)

Autour de la centrale, dans les zones contaminées

- La conta­mi­na­tion des sols en Césium radio­ac­tif est très forte sur un rayon d’au moins 80 km autour de la cen­trale de Fukushima (Voir la diapo 6). En Biélorussie, après l’acci­dent de Tchernobyl, ce niveau de conta­mi­na­tion ouvrait le droit à la migra­tion et/ou au relo­ge­ment de la popu­la­tion.

- Les légu­mes pro­duits dans les pré­fec­tu­res voi­si­nes de la cen­trale, Ibaraki et Tochigi, sont tou­jours for­te­ment conta­mi­nés. Et à la vente sur les mar­chés. (source)

- Les pré­fec­tu­res de Fukushima (2,5 mil­lions d’hab, 13 782 km2), d’Ibaraki (3 mil­lions d’hab, 6095km2) et de Tochigi (2 mil­lions d’hab, 6 408 km2) repré­sen­tent 7% du ter­ri­toire japo­nais et 7,5 mil­l­lions de per­son­nes, soit 6% de la popu­la­tion du Japon.

- Voisine de la pré­fec­ture de Tokyo, la pré­fec­ture de Kanagawa a encore enre­gis­tré la pré­sence de césium sur les ali­ments, cette fois -ci c’est le thé cultivé qui est conta­miné (780 bq à Odawara – limite auto­ri­sée 500 Bq/kg) (Source). Et vrai­sem­bla­ble­ment à la vente sur les mar­chés.

- Avec la pré­fec­ture de Kanagawa, c’est 7,5 % du ter­ri­toire japo­nais qui a été conta­miné et 14% de la popu­la­tion.

- Sur la pres­sion des parents d’élèves, les sols des cour d’écoles de la pré­fec­ture de Fukushima sont retour­nés pour enter­rer la couche super­fi­cielle de terre, et tenter de faire bais­ser les taux de conta­mi­na­tion. (Source)

Électricité au Japon ?

- Le mer­credi 11 mai, deux mois exac­te­ment après le séisme qui a enclen­ché la catas­tro­phe, 32 réac­teurs nucléai­res sur 54, soit 60%, ne sont pas bran­chés sur le réseau électrique : 14 ont été arrê­tés le 11 mars et 18 sont en arrêt de main­te­nance pro­gram­mée. 6 autres réac­teurs ont aussi un arrêt pro­grammé d’ici l’été et la cen­trale de Hamaoka devrait s’arrê­ter avant ce week-end. La pénu­rie d’électricité dans la deuxième puis­sance mon­diale est donc dura­ble. (source)

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