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Total mise sur les gaz de schiste en Pologne

mai 17, 2011

Total mise sur les gaz de schiste en Pologne

Le groupe pétrolier acquiert 49% de deux permis en Pologne. Total continue à croire à une possible exploitation en France, en dépit de la loi votée.

En dépit de l’impopularité des gaz de schiste, Total continue de miser sur cette source d’énergie. Et comme, pour l’heure, les projets du groupe pétrolier semblent contrariés en France, il se tourne vers la Pologne. A l’occasion de l’assemblée générale qui s’est tenue vendredi, Christophe de Margerie, le patron du premier groupe français en termes de capitalisation boursière, a en effet dévoilé l’acquisition d’une participation de 49% dans deux concessions de gaz de schiste en Pologne, auprès d’ExxonMobil. Les deux concessions représentent une surface totale de 2100 kilomètres carrés. Le montant de la transaction n’a pas été révélé. Le groupe affirme ainsi clairement son intention d’investir dans ces hydrocarbures dont l’exploitation est pourtant controversée. Le pétrolier dispose déjà de deux permis d’exploration dans les gaz de schiste au Danemark et de six autorisations en Argentine ainsi qu’une participation de 25% aux côté de Chesapeake dans les gisements aux Etats-Unis. Le groupe possède en outre un permis d’exploration dans la région de Montélimar, mais qu’il ne peut pas utiliser en raison du moratoire imposé par le gouvernement. Et Total a fait savoir qu’il n’abandonnait pas son intention d’exploiter un jour du gaz de schiste en France, une source d’énergie pourtant réprouvée tant par l’opinion publique que par les politiques. A l’occasion de l’assemblée générale, Christophe de Margerie a en effet estimé nécessaire de «trouver une solution dans les années à venir pour pouvoir faire en France ce que même la Suède, même le Danemark, qui sont quand même des pays connus pour leur sensibilité environnementale, ont accepté», avant d’ajouter: «on va garder nos droits et puis faire en sorte qu’un jour les gens comprennent qu’on puisse faire de la fracturation hydraulique de manière propre. On reviendra sur la scène pour expliquer».

Ambigüité de la loi

La loi votée par les députés le 10 mai dernier et qui doit encore obtenir l’aval du Sénat interdit le recours à la technique très controversée dite de «fracturation hydraulique». Mais de nombreux députés, PS Verts et Modem en tête, ont toutefois dénoncé une forme d’ambigüité qui subsiste dans la loi. La loi laisse en effet la possibilité d’exploiter les gaz de schiste via une autre méthode d’extraction que celle de la fracturation hydraulique or, à ce jour, aucune autre technique d’exploitation de ces hydrocarbures n’existe. Et les industriels semblent prêts à se mobiliser pour pouvoir exploiter ces combustibles en France. Selon eux, la France serait en effet «le pays d’Europe le plus richement doté de ressources» en gaz de schiste.

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