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Pérou : Conflit autour des concessions minières et de gisements d’uranium.

juillet 5, 2011

Un conflit très violent se déroule actuellement au Pérou dans la région de Puno (sud du pays) au bord du lac titicaca.

Alan Garcia, président jusqu’au 28 juillet, a vendu des concessions minières à une compagnie canadienne.
Résultat, paysans quechuas et aymaras risquent d’être expropriés. Ils bloquent les routes (piquetes) et contestent la vente de leurs territoires. les afrontements avec les flics ont déjà fait 6 morts et au moins 30 blessés graves chez les manifestant,es. réponse des manifestant,e,s : un commisariat incendié, l’aéroport de Juliaca incendié et piste saccagée, attaques des symboles de l’Etat central péruvien. 

La compagnie minière cherche à exploiter l’or, le cuivre, le zinc,etc.
Mais fait nouveau : des journalistes locaux parlent aussi de possibles gisements d‘URANIUM. 

revendications des aymaras : arrêt des concessions minières. des quechuas : changement radical du système, c’est à dire arrêt du néoliberalisme.

Le conflit continue et gagne toutes les communautés malgré les élection présidentielles. les indiens ont déclaré la grève générale illimitée jusqu’a retrait des exploiteurs miniers.

source: http://www.anartoka.com/cran

 

Pérou : Cinq morts dans les manifestations anti-mines à Puno, le gouvernement recule devant la gronde !

Leur presse: actulatino

Les affrontements entre les manifestants indigènes et la police péruvienne ont fait cinq morts et 25 blessés vendredi 25 juin dans la ville de Juliaca, dans le département de Puno, située au sud du Pérou, dans le cadre du mouvement de grève instauré par les natifs à l’encontre des entreprises minières souhaitant développer leurs activités dans la région.

Le coordinateur de la Défense du Peuple de Puno, Jacinto Ticona, a confirmé le décès par balles de cinq individus (Petronila Huanca Coa, Raúl Canccapa Huaricallo, Félix Edwin Yrpanoca Turpo, Antonio Campos Huanca et Gregorio Huamán Mamani), survenu lors de la riposte des forces de police à l’encontre des manifestants qui avaient pris d’assaut l’aéroport International Manco Capac situé à Juliaca. Les affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants ont eu lieu lorsque plusieurs centaines de grévistes ont tenté de pénétrer de force dans l’aéroport de la ville afin de protester contre la contamination du fleuve Ramis dû aux activités minières. Les manifestants de Juliaca avaient débuté une grève de 48 heures initiée par la communauté de Azángaro ce jeudi dans la ville de Juliaca.

Les forces de l’ordre ont tiré à balles réelles et ont lancé des bombes lacrymogènes pour tenir éloigner les grévistes qui tentaient de s’introduire sur la piste d’atterrissage après qu’ils aient causé de nombreux dégâts matériels. Les vols nationaux depuis et vers Juliaca ont été suspendus toute la journée de vendredi, comme l’ont souligné les autorités officielles.

Une manifestation qui venait en renfort au blocus instauré par de nombreux indigènes aymaras depuis 42 jours à la frontière bolivienne, dans la ville de Desaguadero, un mouvement protestataire mené contre l’installation d’une entreprise canadienne d’exploitation minière dans leur région, la Bear Creek Company.

Selon les autorités régionales de Puno, les dommages occasionnés au sein de l’aéroport devraient coûter 2 millions de dollars alors que le calme est revenu dans la ville et que les activités ont pu reprendre leur cours normal parmi lesquelles la reprise des transports en commun et la réouverture des commerces.

Une intervention contre les manifestants qui est intervenu alors même que le leader indigène Walter Aduviri du Front de Défense des Ressources naturelles de la région sud du Pérou, se trouvait à la capitale, Lima, pour maintenir des négociations avec le gouvernement afin de trouver une solution au conflit qui perturbe depuis plus d’un mois la région de Puno. Un blocus qui a perturbé en particulier les échanges commerciaux, le déplacement des marchandises et des personnes (y compris des touristes) à la frontière bolivienne avec l’incidence économique que cela a induit pour la Bolivie et le Pérou.

Ce mouvement de protestation violent et la répression virulente qui s’en est suivie ont eu le mérite de faire plier le gouvernement péruvien,  qui a finalement accepté, (après des heures de négociations infructueuses menées ces dernières semaines), les conditions défendues par les communautés indigènes, samedi, lors de la signature de différents accords. Des négociations « forcées » au vu du climat social plus que tendu et des dérives répressives, qui ont cependant permis de mettre fin au mouvement de grève débuté en mai contre le projet minier « el cerro Santa Ana », dans le district de Huacullani-Chucuito-Puno.

[…]

Bear Creek avait prévu d’investir 75 millions de dollars pour produire 5 millions d’onces d’argent dans ladite zone. La compagnie pétrolière Southern Perú, aux fonds mexicains, a subi le même sort cette année façe à la protestation sociale des paysans qui avaient contraint le gouvernement à rejeter le projet cuprifère Tía María.

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