Skip to content

Le programme nucléaire britannique reçoit le feu vert pour aller de l’avant

octobre 11, 2011

(leur presse: AFP)

LONDRES — Le programme nucléaire britannique, l’un des plus ambitieux d’Europe, peut aller de l’avant après un feu vert de l’inspecteur chargé de donner son avis après la catastrophe de Fukushima, s’est félicité mardi le ministre de l’Energie Chris Huhne.

L’inspecteur en chef des installations nucléaires au Royaume-Uni, Mike Weightman, lui avait remis peu auparavant la version finale d’un rapport commandé par le gouvernement pour évaluer les installations du pays et faire des recommandations en matière de sécurité.

« Ce rapport indique clairement que le dispositif de sécurité nucléaire au Royaume-Uni est l’un des meilleurs du monde, et que l’énergie nucléaire peut continuer à approvisionner l’industrie et les particuliers à travers le pays, tout en soutenant l’emploi », a affirmé M. Huhne dans une déclaration écrite aux députés.

Il a aussi promis de suivre les recommandations de M. Weightman en faveur d’une « amélioration continue » des normes de sécurité.

Ce rapport confirme largement des conclusions intérimaires publiées en mai, qui avaient été aussitôt saluées par le gouvernement.

« Je suis convaincu que les installations nucléaires britanniques ne présentent pas de faiblesses fondamentales en matière de sécurité », a affirmé M. Weightman dans un communiqué publié mardi, tout en assurant que « les leçons de Fukushima seront tirées ».

Il s’est notamment rendu au Japon à la tête d’une délégation d’experts pour y faire le point après l’accident nucléaire déclenché en mars dernier par un séisme de magnitude 9 suivi d’un tsunami.

M. Weightman a estimé qu’un scénario « extrême » de ce type n’était « pas crédible » au Royaume-Uni. Il a toutefois réclamé des mesures supplémentaires, par exemple pour protéger les centrales nucléaires en zones inondables ou répondre à une coupure prolongée d’électricité.

Le Royaume-Uni compte aujourd’hui 10 centrales nucléaires abritant 19 réacteurs, assurant près d’un cinquième de la production nationale d’électricité.

A l’inverse de l’Allemagne et de l’Italie, qui ont décidé de rompre avec le nucléaire après la catastrophe de Fukushima, le gouvernement du Premier ministre conservateur David Cameron a confirmé sa confiance dans l’atome et désigné huit sites aptes à accueillir de nouvelles centrales.

Le Parlement britannique a en outre approuvé en juillet à une majorité écrasante la politique énergétique du gouvernement prévoyant de renouveler le parc nucléaire vieillissant du pays.

Plusieurs groupes d’énergie européens veulent construire d’ici à 2025 au moins 10 réacteurs, répartis dans cinq nouvelles centrales.

Les français EDF et GDF-Suez, l’espagnol Iberdrola et les allemands EON et RWE sont sur les rangs, pour un marché estimé à plus de 35 milliards d’euros.

Le gouvernement avait indiqué attendre la publication du rapport final de M. Weightman pour donner leur décision sur une autorisation des réacteurs nouvelle génération de type EPR du groupe français Areva et AP1000 de l’américain Westinghouse.

EDF, qui a déjà arrêté son choix sur l’EPR, souhaite construire quatre réacteurs, dont le premier était censé entrer en service en 2018. Mais le calendrier devrait être modifié en fonction de nouvelles recommandations du gouvernement tenant compte du rapport Weightman.

Publicités

Les commentaires sont fermés.

%d blogueurs aiment cette page :