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des nouvelles de fukushima

novembre 5, 2011

Salut à tous et à toutes,
Je vous commente et je vous traduit brièvement l’article que je viens de recevoir.
En deux mots, au cours de la dernière opération de contrôle sur les gaz émis par le corium du réacteur numéro 2 de Fukushima, les opérateurs ont détecté du xénon radioactif sous les deux formes isotopiques 133 et 135. Les deux sont émis au cours des réactions de fission de l’uranium 235, qui constitue l’essentiel du combustible nucléaire existant désormais sous forme de corium, comme le montre le schéma. Soit dit en passant, c’est la première fois que des documents issus de Tepco montre que le combustible a détruit le fond de la cuve en acier du réacteur numéro 2, pour, au moins attaquer, voire percer l’enceinte en béton. Bref, les deux isotopes de xénon en question ont respectivement 5 jours et 9 heures de demi-vie, avant de se transformer en d’autres atomes par désintégration. Par suite, il n’y a pas besoin d’être prix Nobel pour comprendre que la fission de l’uranium 235 continue, plusieurs mois après la création du corium au cours de la catastrophe initiale, en produisant en permanente lesdits isotopes de xénon. Vu le taux de xénon généré, Tepco par le même d’atteinte de seuil de criticité locale, au coeur du corium. Ce qui signifie, en termes moins ésotériques, que des explosions nucléaires, pas seulement chimiques, restent possibles, y compris dans la partie résiduelle du corium resté au fond de la cuve en acier du réacteur. Pour tenter d’éviter le pire, il ne reste que les palliatifs habituels, aussi contradictoires qu’à l’ordinaire, et à croiser les
doigts : l’injection d’eau borée pour tenter d’absorber les neutrons émis au cours de la désintégration de l’uranium 235 et qui génèrent des réactions en chaîne incontrôlables, voire des explosions nucléaires, car le bore a la propriété d’absorber beaucoup de neutrons sans se désintégrer ; l’injection d’azote pour éviter que, sous l’effet de l’énorme chaleur dégagée par les fissions au sein du corium, l’eau en question se décompose en hydrogène et en oxygène, générant des explosions chimiques qui finiraient de détruire tout le bazar. Mensonge supplémentaire par omission : la température de l’eau en fond de cuve, par-dessus le corium résiduel, est peut-être de l’ordre de 100 °C, mais le corium, lui, doit bien atteindre les 4000 °C, sinon il n’y aura même pas de seuil de criticité détectable.
Plus de six mois après, nous sommes toujours en pleine catastrophe nucléaire, les échéances officielles de reprise sous contrôle relatif des réacteurs en déroute reculent de mois en mois : ça devait être septembre 2011, puis janvier 2014, puis…
La suite, vous la connaissez, depuis Tchernobyl.
A plus
André

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