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Fukushima : des maisons contaminées à 200 kilomètres de la centrale

janvier 18, 2012

Une contamination radioactive a été détectée dans des maisons situées à 200 kilomètres de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, mais aussi dans les urines de nombreux enfants, dont un vivant à Tokyo. Une information révélée par l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (Acro), un laboratoire indépendant qui réalise régulièrement des mesures.

Le laboratoire indépendant Acro, situé à Caen, a effectué de nouvelles mesures aux alentours de Fukushima. Dans un communiqué publié le jeudi 15 décembre, l’association indique avoir analysé des poussières d’aspirateur de treize maisons situées dans un rayon de 200 kilomètres autour de la centrale nucléaire accidentée. Toutes étaient contaminées au césium 137 et 134.

Les taux les plus forts ont été détectés dans le district de Watari de la ville de Fukushima, à une cinquantaine de kilomètres du site, où ils atteignaient 20.000 becquerels par kilo pour les deux césiums, précise l’Acro. Dans ce même district, la vente de riz vient d’être interdite. Au nord, Ichinoseki dans la province d’Iwaté, comme au sud à Kashiwa, dans celle de Chiba, à environ 200 kilomètres de la centrale, la contamination des poussières atteignait presque 6.000 becquerels par kilo.

« Les critères d’évacuation fixés par le gouvernement japonais reposent uniquement sur la contamination des sols à l’extérieur et supposent implicitement qu’une fois chez eux, les habitants des zones contaminées ne courent plus aucun risque. Notre étude montre qu’il n’en est rien« , alerte le laboratoire cité par l’AFP.

Des urines toujours contaminées

L’Acro affirme en outre que les urines de nombreux enfants sont toujours contaminées. Ce n’est plus le cas pour « 100% des urines analysées en provenance de Fukushima contaminées, ce qui est une bonne nouvelle, de nombreux enfants continuent à être contaminés à des niveaux qui ne baissent pas depuis nos premières analyses du mois de mai » s’inquiète l’association, qui annonce avoir pour la première fois décelé une contamination des urines d’un enfant de Tokyo. Celle-ci provient certainement de son alimentation, estime l’Acro.

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