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valogne et après

janvier 28, 2012

 Valognes, et après…
Impressions générales
Gardons-nous de voir dans ce qui s’est passé à Valognes fin novembre une forme décisive et définitive que prendrait un toujours improbable mouvement antinucléaire en France. Constatons simplement, modestement et de manière réaliste, que quelque chose s’y est potentiellement ouvert et que c’est d’ailleurs le pari que nous avions fait.
Mais admettons sincèrement que les formes prises par cette initiative posent, en effet, des orientations privilégiées qu’il convient de questionner dès maintenant au risque qu’elles ne s’imposent à nous sans que nous les ayons choisies, dans l’euphorie du moment. Une euphorie certes bien légitime, mais venant essentiellement d’une réussite organisationnelle qui ne peut constituer une base suffisante pour poser une critique du monde nucléarisé et qui ne doit pas masquer les manquements de cette initiative (gardons-nous pour le moment d’imputer ces manquements à tel ou tel « courant », puisqu’ils proviennent avant tout du fait de ce pari de travailler collectivement en tension avec les divergences évidentes qui habitent la nébuleuse antinucléaire en France, et en ayant laissé ces divergences au second plan dans un premier temps).
Pour le dire autrement, le pari était d’ouvrir un espace de discussions et d’initiatives communes à partir d’un point d’accord minimal : face à l’ambiance « citoyenne »* qui pollue nos contrées depuis des années, une forme de déférence (de passion même) à l’égard de l’Etat s’est installée tranquillement en évacuant toute colère et toute possibilité d’engager un conflit réel avec lui, et en laissant place aux « aménageurs de la survie administrée** ». Que cette ambiance-là ait été perturbée à Valognes ne signifie pas grand-chose en soi. Et le plaisir ressenti quand on apprend deux jours après Valognes que, de manière assez improbable, le paysan dans la cour duquel le fourgon de ravitaillement des flics a cramé a partagé le même plaisir que nous, faisant référence à l’histoire des luttes agricoles (les fameux « gestes » de la FNSEA…), doit nous rappeler que ces formes-là n’assurent en rien la forme et le contenu des suites. Ne boudons pas notre plaisir mais sachons prendre un peu de recul.

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