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La val de suse s’invite dans la bataille antinucléaire

mars 20, 2013

Du Piémont à la Hague, bloquons le train de déchet nucléaire !

Lundi 11 mars 2013. Dans la nuit, les barres de déchets nucléaires ont été transporté par des camions du dépôt de la Sogin à Saluggia au centre de tri à Vercelli [Piémont]. Le train destiné à les transporter vers l’usine de retraitement de la Hague, en France, est prêt à partir . Il est surveillé par un important détachement de policiers.

Le rendez-vous de ce soir à 21h est donc confirmé, à la gare d’Avigliana [Val de Suse]. D’autres rendez-vous ont été fixé à Asti à 21h devant la préfecture et à 23h à la gare. À Novara, à partir de 22h devant la gare.

Il faut néanmoins rester à l’écoute de Radio Blackout pour les dernières nouvelles sur le transport et les rendez-vous au cas où il y aurait des modifications de dernières minutes.
Laissons les portables allumés et faisons tourner les infos.

Ils veulent imposer le silence, brisons-le.

Encore une nuit antinucléaire pour s’interposer, pour informer les gens de la bombe qui passe par chez eux. Pour que ce transport inutile et très dangereux soit interrompu.

Aujourd’hui c’est aussi l’anniversaire du désastre de Fukushima, un avertissement pour tous, contre cette technologie où militaire et civil se mélangent.

Les déchets du dépôt de Sogin partent à l’usine d’Areva à la Hague pour le retraitement. Ils reviendront aussi radioactif qu’avant.

En France il ne restera que le plutonium. Le plutonium sert seulement à fabriquer les bombes atomiques.

Les initiatives qui se sont déroulés au cours des précédents transports ont contribué à ralentir ces transports dangereux et inutiles. Il aurait du y en avoir 12 avant décembre dernier. Pourtant, en mars, avec le renfort de plusieurs centaines d’hommes armés, ils n’avaient réussi à en faire passer que 4.

Les faire cesser c’est possible. Ça dépend de nous, de notre capacité à élargir et à rendre plus déterminée la résistance populaire.

Coordination « Stop transports nucléaires »
contact téléphone : 00 39 338 659 43 61

[Val de Suse] La neige et le rassemblement antinucléaire bloquent le train de déchets

Le passage du train de déchets nucléaires à travers le Piémont a été repoussé sur initiative des autorités française. Le motif principal est certainement le mauvais temps qui fait rage dans le nord-ouest de la France, où se trouve l’usine de retraitement de la Hague, la destination du périlleux chargement.

À Avigliana près de 150 personnes se sont relayées dans la gare de 21h à 2h30 du matin, jusqu’à ce qu’il soit évident que le train ne partirait pas. Les jours précédents le remue-ménage dans plusieurs villes de la région a révélé une claire sensibilité populaire contre ces transports inutiles et dangereux. Il faut rester prêt pour la prochaine tentative de convoi.

traduit de Radio Blackout

[Val de Suse] Le train de déchets nucléaires est passé malgré les rassemblements dans les gares

Nuit du jeudi 14 au vendredi 15. Le transport de déchets nucléaires entre Saaviglianaluggia et la Hague, reporté à la dernière minute lundi dernier, s’est fait cette nuit. Malgré le vent sibérien et l’habituel silence qui accompagnent ces voyages, il y avait, le long du trajet, des rassemblements à Novara, Asti et Avigliana.

À Asti, les activistes ont été complètement encerclés par la police mais ont tout de même réussi à filer pour se rassembler à San Damiano. À Avigliana, un important dispositif policier s’est mis en place autour des No Tav qui avaient déroulé sur le premier quai une banderole « Stop aux transports nucléaires ».

Rosanna Lavezzaro [la responsable de la sécurité et chef du bureau de l’immigration de la préfecture de Turin] a endossé l’écharpe tricolore et a intimé aux manifestants de se disperser. Puis la parole est passé aux CRS qui ont repoussé de force les camarades hors de la station. L’un d’eux a été blessé à la main et à la cuisse.

Cette fois, en dehors de l’habituelle nuée de policiers de la Digos [l’équivalent politique de la BAC], était présent leur chef, Giuseppe Petronzi.

Malgré l’énorme différences des forces, les hommes en bleu ont mis une bonne demi-heure à dégager les antinucléaires de la station.

Sur l’esplanade s’est répété une scène connue. Carabiniers et police ont bloqué les manifestants, fermant la place et empêchant à quiconque de s’éloigner jusqu’au passage du convoi de déchets.

Un groupe de camarade a pris table, sièges et cartes à jouer et, indifférent au froid glacial, a commencé une partie de carte en face des policiers armés jusqu’aux dents.

Encore une fois pour faire passer un train plein de déchets hautement radioactifs le gouvernement a mis sur le tapis une centaines d’hommes en arme.

Lundi ils ont choisi de reporter le transport pour affaiblir la résistance de ceux qui travaillent et se fatiguent à passer tant de nuits blanches. Cette nuit ils les ont quand même trouvé sur leur route.

Un motif de plus pour être toujours plus nombreux la prochaine fois.

Traduit de annares-info

plus d’info sur http://notavfrance.noblogs.org/

week-end anti THT sur la ZAD

mars 20, 2013

Programme :

Samedi midi : pique-nique auberge espagnole. RDV 12H30 à la Chat-Teigne

Samedi après-midi : discussion sur l’historique et la convergence entre la lutte anti-THT et la lutte à NDDL, 14h à la Chateigne

Samedi soir : projection du film “THT, Remballe ton Elek” + concert

Dimanche : randonnée publique et pique-nique sous les pylônes de la ZAD. RDV 11h aux Rosiers

http://antitht.noblogs.org/675

Un refus, un “NON” ou un “Stop ! ” adressé à un “Grand Projet Inutile”. Une volonté de se réapproprier sa vie, de ne plus vivre selon les codes et les normes de société industrielle de consommation. Des cabanes construites dans les arbres. Une pluie battante, qui tombe parfois sans s’arrêter plusieurs jours de suite. De la boue jusqu’aux genoux à n’en plus finir. Des bottes qu’on est content d’enlever à la fin de la journée et, qui en dégageant un délicieux parfum, mettent des jours à sécher. Des nuits froides où l’on se couvre de multiples couvertures pour rester au chaud. Des frontales qui s’activent dans la nuit, autour des machines affrétées par une grande entreprise. Des réveils difficiles parce qu’il faut se sortir de son cocon chaud pour aller bloquer les travaux d’un début de chantier, ou des mairies pendant une enquête publique. Des rassemblements publics de soutien, et des discussions interminables sur “les bilans de la lutte et ses perspectives”, sur la “violence”, sur “les médias”. Une existence qui apprend à faire avec une omniprésence gendarmesque dans nos espaces de vie. Une profonde désillusion sur la “démocratie”, sur la “république”, sur cette “France, État de droit, et patrie des droits de l’homme”. Une rage grandissante contre un système qui impose à coups de matraque, de lacrymos, de grenades, les intérêts capitalistes de grandes entreprises. Une colère face à leur violence, celle qui feint d’écouter, celle qui mutile, celle qui convoque et condamne ceux que l’on aime… Une conviction : notre lutte a dépassé son cadre “local”. Une hypothèse : notre organisation horizontale peut nous emmener jusqu’à la victoire. . Une question, que sont nos victoires ? Qu’est ce que c’est LA victoire ? Une certitude, nous ne serons plus jamais les mêmes…Où suis-je ?

La ZAD de Notre-Dame-des-Landes ? Oui… mais pas que… Ce tableau peut pour beaucoup, paraître être restreint à celui de la “Zone A Défendre”, celui de la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, largement médiatisé, et qui a de loin touché le plus de monde. Pour autant, il est déroutant de constater que cette description peut coller à de nombreuses luttes passées, présentes, ou à venir. Il ne s’agira pas ici de faire un état des lieux de tous ces combats, mais plus de se concentrer sur les rapports de deux luttes “bocagères” qui ont eu et ont toujours lieu aujourd’hui. Celle de NDdL, et celle, contre la construction de la THT Cotentin-Maine.

ski-pylone2Aujourd’hui, nous luttons contre la même logique d’asservissement des territoires qui vise à rendre nos espaces attractifs, aménagés pour l’économie marchande, et quadrillés pour le contrôle de l’ordre établi. Chaque zone, chaque espace, chaque personne doit avoir un rôle ou une fonction au service des métropoles. Dans un souci d’entretenir une façade “démocratique”, ces projets sont systématiquement imposés selon le même protocole : débats publics, enquête publique, déclaration d’utilité publique, mesures de compensation et de rachat, pression financières de corruption sous forme de subventions… D’un bout à l’autre du bocage, ce qu’ils cherchent c’est d’abord acheter le silence, celui des mairies, des conseils départementaux, régionaux… mais aussi et surtout celui des individus, des associations et des riverains. Face à ces procédés, ce n’est ni le silence, ni la résignation, mais bien la résistance qui a été notre premier instinct. Un refus adressé à ce système, à ce “monde du progrès” dans lequel on hésite pas à supprimer les aides sociales ainsi que des postes dans l’enseignement et la médecine au profit de l’armement des forces de l’ordre, et d’une invasion colonialiste pour par exemple, s’assurer une mainmise sur des gisements d’uranium. De là, notre opposition est devenue une lutte, un combat de tous les jours pour la réinvention perpétuelle de nos existences, bien en dehors de ce système là. Notre lutte, s’est organisée, en associations, collectifs ou assemblées horizontales. Le “subir” a été enterré au profit de “l’agir”. Manifestations, rassemblements, réunions d’information, recours juridiques, mais aussi grève de la faim, actions publique d’interférences, blocages, barricades et sabotages sont devenus nos armes. Et les différences de ces modes d’action nous ont apporté une diversité qui n’a fait que nous enrichir.

Cependant, une partie du commun de nos luttes c’est aussi la répression. Celle exercée par l’État, qui à coups de surveillance, de convocations, de condamnations, de matraques, de gaz et de grenades, a tenté de nous faire taire. Nous savons aujourd’hui, en Loire-Atlantique, en Manche et en Mayenne, ce que c’est la “vie en zone occupée, en zone militarisée”. Nous avons pu faire l’expérience d’une stigmatisation de nos luttes qui cherche à nous diviser entre opposant-e-s. Pour autant, cette offensive n’a pas réussit à ébranler nos solidarités, ni à diminuer notre détermination. Pour ceux-elles de la THT, ce ne sont pas les multiples garde à vue, condamnations, blessures et mutilations, pas plus que la coupe du bois ou la construction des derniers pylônes de la ligne qui ne signent la fin de la lutte. Pour ceux de la ZAD, l’opération d’expulsion “César” menée par les forces de l’ordre n’a été que l’étincelle d’un mouvement très large de résistance qui ne fait que grandir chaque fois qu’un lieu de vie est menacé d’expulsion. Aujourd’hui, ce que nous souhaitons, c’est partager ce commun de lutte. Le partager pour nous enrichir mutuellement encore plus. Pour que ce partage devienne une force. Pour que le “Contre l’aéroport et son monde” et “le Contre le Nucléaire et son monde” deviennent une seule et même expression. Parce que la convergence de nos luttes doit pour nous devenir plus qu’une écriture de textes. De ce fait, à l’heure où l’abandon du projet d’aéroport paraît plus que probable, où un nouveau lieu permanent se crée dans la Manche pour continuer le combat contre le Nucléaire, la question des victoires semble se poser. Alors que les rencontres, les amitiés et les solidarités que nous avons pu tisser apparaissent comme un butin qu’ILS ne nous reprendrons jamais, pouvons-nous espérer arracher encore plus ? Qu’est-ce qu’un abandon du projet d’aéroport signifierait pour toutes les autres luttes dites locales ? Comment constituer une réelle plateforme de lutte commune dans les bocages ? Comment généraliser nos combats jusque dans les périphéries bétonnées de la métropole ?

Venez en discuter avec nous les 9-10 mars 2013 sur la ZAD.

L’ETAT FAIT JOUER SA JUSTICE FACE A L’OPPOSITION AU NUCLEAIRE ET A LA THT.

mars 20, 2013
Presque vingt-six ans jour pour jour après le désastre de Tchernobyl, une
petite centaine de personnes est venue s'attaquer, le 28 avril 2012, à un
tentacule du nucléaire dans la région, un pylône de la ligne à très haute
tension Cotentin-Maine.

Neuf mois après, cinq personnes sont sommées de se présenter à la
gendarmerie de leur domicile (Rennes, Plélan-le-Grand, Coutances, Paris,
Le Mans). Mis en garde à vue pour vingt-quatre heures renouvelables, mais
finalement relâchés dans la journée, nous sommes poursuivis pour
dégradations en réunion sur un bien d'utilité publique et refus de donner
notre ADN. Pour défendre une industrie qu'il ne voudrait voir souffrir
d'aucune critique, l’État fait jouer son arsenal judiciaro-policier. Nous
nous retrouvons sur le banc des accusé(e)s ainsi que d'autres, concernés
tant par l'opposition à la THT que par les blocages de trains de déchets
nucléaires (Valognes et Caen). On aurait pourtant tendance à penser, deux
ans après la catastrophe en cours de Fukushima, que c'est l'industrie
nucléaire dans son ensemble qui est condamnable par son inconséquence –
des dégâts incommensurables occasionnés par les mines d'uranium et par son
enrichissement à ceux de la ligne THT, en passant par l'exploitation
erratique des centrales, les tares du retraitement et la longue aventure
du
stockage des déchets...
L'action menée ce jour-là paraît bien dérisoire, mais hautement
symbolique, à côté de tous les maux qu'ont entraînés, qu'entraînent et
qu'entraîneront l'industrie nucléaire et ses lignes à très haute tension.

DU NOUVEAU :
- Pour notre procès du 21 mars à Laval, faute d’avoir reçu le dossier
d’instruction et vu le temps nécessaire à préparer une bonne défense, nous
avons décidé de demander un report. Il n’y a donc pas d’appel à
rassemblement pour cette date.
- Par contre le procès du 22 mars est bien maintenu et nous relayons donc
l’appel à rassemblement à 8h30 devant le Tribunal de grand instance de
Laval, 13 place Saint Tugal.
- Par ailleurs, c’est désormais au moins 9 procès qui auront lieu d’ici
fin mai 2013. Nous en profitons donc pour relancer un appel à don auprès
du fond de soutien aux inculpé-e-s des luttes anti-THT et anti-nucléaire
(voir en bas de page). On peut déjà estimer à quelques dizaines de
milliers d’euros les frais à venir… !!!

PROCES A VENIR :
- 4 mars à Caen : procès en appel du GANVA, pour le blocage du train de
déchets nucléaires en novembre 2010. Délibéré le 5 juin 2013
- 14 mars à Coutances : procès devant la justice de proximité lié à
l’occupation d’une “maison RTE” le 6 mai 2012 à Notre-Dame de Cenilly
(50). Renvoi au 14 mai 2013
- 18 et 20 mars à Caen : deux appels suite à l'action contre le train de
déchets nucléaires à Valognes en novembre 2011.
- 21 mars à Laval : notre procès. Renvoi demandé.
- 22 mars à Laval : procès d'un anti-THT venu constater l'intrusion de RTE
et de la gendarmerie sur une propriété privée.
- 22 mars à Caen : procès en appel d’un déboulonnage public.
- 22 mars à Caen : procès en appel suite au camp anti-THT de Montabot.
- 31 mai à Caen : un autre appel suite à l’action de Valognes en novembre
2011.

FOND DE SOUTIEN :
Chèque à l'ordre de l'APSAJ - Association pour la solidarité et l'aide
juridique : APSAJ, 6, cours des alliés, 35000 Rennes.

le temps des déchets

mars 20, 2013

Ci dessous, une brochure publiée par l’association contre le nucléaire et son monde en mars 1991, intitulée « Le Temps des Déchets ».
Au sommaire:
pg 3: La saga des déchets
pg10: Commentaires sur les luttes contre le stockage des déchets nucléaires en France
pg 13: Chronique de la résistance des populations au projet de cimmetière nucléaire en France
pg 22: Histoire de volailles
pg 25: Rapport sur la fête de Neuvy-Bouin
pg 27: Omelette à la lyonnaise
pg 30: Notes sur les Verts
pg 33: Chronique de la transparence
pg 37: Annexes
pg 44: Texte de présentation de l’association

Le temps des déchetsNoir et blanc – ACNM

(Belgique) Nouvelle campagne du Forum Nucléaire: les yeux fermés, le pied sur l’accélérateur

février 4, 2013

Une fois de plus, le secteur nucléaire belge, par le biais de son porte-parole le Forum Nucléaire, organise une campagne de propagande. Limitée cette fois-ci aux transports en communs bruxellois, et principalement dans les grandes stations où sont susceptibles de passer les membres de l’eurocratie que les populations bruxelloises ont le malheur de subir, la campagne surfe sur le développement durable.

En réponse, le tract et l’affiche qui suivent tentent de démonter ce nouveau slogan à la mode du capitalisme vert,qu’est le développoment durable.AFFICHE

123tract

Le PDF du trac ici: campagne du forum.le tract

La Rochelle : Occupation d’une maison contre l’aéroport et son monde

février 4, 2013

Depuis quelques jours, des opposants à l’aéroport de NDDL occupent une maison vide à la Rochelle. Pour rappeler que ces projets (aéroports, prisons, autoroutes, LGV, stades, centrales nucléaires, THT …) sont destructeurs de terres et de vie. Pour s’opposer à l’aménagement capitaliste du territoire par des multinationales telles que Vinci, RTE, Bouygues, Eiffage. Et aussi pour accueillir une trentaine de marcheurs, partis de Nice en décembre dernier pour rejoindre à pied la ZAD (Zone à Défendre) de NDDL.

Tout soutien sur place est bienvenu. Nous avons besoin de matelas, de grandes gamelles, de bonbonnes d’eau, de nourriture … Nous avons aussi besoin de vous pour échanger, discuter, construire ensemble les luttes qui enrayeront cette machine destructrice et répressive.

Quelques évènements sont déjà prévus pour le passage des marcheurs …

Mardi 29 janvier

19 heures : Accueil des marcheurs et auberge espagnole (chacun rapporte à manger et à boire et on partage).

21 heures : Projection de deux films. 1/ Le Tertre, vie et mort d’une maison sur la ZAD (12 minutes) et 2/ RTE, Remballe ton eleck, à propos de la lutte anti THT (45 minutes)

Mercredi 30 janvier

20 heures 30 : Concert de soutien à la ZAD avec Jeny (chanson) et Patatrash (rap). Buvette et Soupes à prix libre.

Et sur les deux jours : café, rencontres, infokiosques, friperie gratuite, papotage, etc …

Pour en savoir plus, passez nous voir dès maintenant (pour nous aider, discuter ou boire un coup) au 85 avenue Rompsay à la Rochelle ou envoyez un mail à solidaritezad17@laposte.net !

NON A L’AEROPORT ET AU MONDE QUI VA AVEC !

Les Occupants du 85 Avenue Rompsay

Castor 2010 – Procès en appel des 7 du Ganva le lundi 4 mars 2013

février 4, 2013

Le lundi 4 mars 2013 à 14h aura lieu à Caen le procès en appel des “7 du Ganva” pour le blocage d’un train « Castor » de déchets nucléaires.arton6537-bdcc3

Le 5 novembre 2010, une quinzaine de personnes, vite rejointe par une centaine de manifestants, avait bloqué physiquement ce train hautement radioactif à l’entrée de Caen pendant 3h30. Plusieurs personnes avaient été grièvement blessées par les forces de l’ordre qui semblaient vouloir dégager au plus vite cette contestation nuisant à l’image de l’industrie nucléaire. Un procès pesant et uniquement à charge avait eu lieu un mois plus tard, aboutissant à de lourdes peines pour 7 des « bloqueurs » : prison avec sursis et plus de 30000€ d’amendes et de dommages et intérêts pour la SNCF et Areva.

C’est une remise à zéro des compteurs qui sera l’enjeu de ce procès en appel le 4 mars 2013. En effet le blocage du 5 novembre 2010 n’était pas qu’une contestation des transports de matières hautement radiocatives qui circulent tous les jours en France, c’était une action forte visant à démontrer une fois de plus que le nucléaire est incompatible avec la vie. Au delà des arguments juridiques et scientifiques, c’est avec une conviction profonde que nous avons tenté de contrecarrer le plan de communication mensonger d’Areva et de l’État.

Cette idée d’un nucléaire sûr et propre s’effondrait 4 mois plus tard avec la catastrophe criminelle de Fukushima. Areva nous reprochait une « campagne anxiogène » contre son train poubelle. C’est un événement autrement plus anxiogène qui a eu lieu le 11 mars 2011 au Japon. Nous avions la légitimité d’agir avant la catastrophe, celle-ci nous a malheureusement donné raison.

Le premier verdict montre combien il est difficile d’avoir confiance dans la justice, mais nous allons continuer à nous défendre lors de ce procès en appel au tribunal, de manière offensive, car nous avons l’intime conviction que l’action directe doit continuer à être utilisée contre le nucléaire.

Nous appelons à un rassemblement de soutien devant la cour d’Appel (place Gambetta) dès 12h le lundi 4 mars 2013

Solidarité avec la ZAD, avec Bure, avec les anti-THT, les No-TAV, les anti-OGM…

Solidarité avec les militants qui agissent pour ne pas subir et solidarité avec les victimes de la répression !

Nucléaire plus jamais !

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la guerre au Mali et les mines d’uranium au Niger

février 3, 2013

Pour une fois, un article tiré de la presse mainstream pour se donner envie de réfléchir sur les dessous de la guerre au mali

Niger : les forces spéciales protégeront les mines d’uranium d’Areva

Le commandement français des opérations spéciales va envoyer des commandos et du matériel pour protéger les sites miniers d’Areva au Niger. Du jamais-vu.

De manière très inattendue, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a donné son accord en début de semaine à une innovation majeure : dans un délai très rapide, le COS (commandement des forces spéciales) viendra renforcer la sécurité des principaux sites d’exploitation d’uranium de l’entreprise française Areva au Niger, à Imouraren, ainsi qu’à 80 kilomètres de là à Arlit, où cinq des actuels otages français du Sahel avaient été capturés par la katiba du chef radical islamiste Abou Zeid en septembre 2010.

Jusqu’à présent, les forces spéciales françaises ne participaient pas directement à la sécurité d’intérêts privés. Des fusiliers marins n’appartenant pas aux unités de commandos marine intégrées au commandement des opérations spéciales participent néanmoins à la sécurité de navires – notamment des thoniers – naviguant dans les zones infestées de pirates, dans l’océan Indien et dans le golfe de Guinée.

Facteurs de risque accrus

La décision d’accorder la protection des forces spéciales à Areva a été prise à la suite de la tentative de sauvetage ratée de l’otage de la DGSE Denis Allex en Somalie, mais aussi après la prise d’otages d’In Amenas en Algérie. Les autorités françaises sont persuadées que ces deux événements s’ajoutant au lancement de l’opération Serval au Mali ont considérablement accru les facteurs de risque sur les installations françaises, y compris industrielles et minières, dans la région.

L’extraction d’uranium au Niger est absolument stratégique pour Areva, aussi bien pour l’alimentation des centrales nucléaires françaises que pour la vente de cette précieuse matière à ses clients étrangers. Facteur aggravant, selon le gouvernement français et l’entreprise : elle doit accroître son personnel de façon considérable pour exploiter une nouvelle mine, ce qui fera passer ses effectifs de 25 personnes à plus de 300.

La victoire d’EPEE

Voici plusieurs mois que les principales entreprises françaises de sécurité privées, qui emploient essentiellement d’anciens militaires, lorgnaient sur le juteux contrat qu’Areva se préparait à passer. Il s’agissait, selon nos informations, de remplacer la société actuellement chargée de ce contrat de protection, EPEE, que dirige Jacques Hogard. Un appel d’offres avait été lancé par la direction de la protection du groupe Areva, que dirige le général Jean-Michel Chéreau. Selon nos sources, ni le gouvernement français ni l’entreprise n’avaient fait valoir de grief à l’égard d’EPEE après l’enlèvement de ses employés à Arlit. Toutes les entreprises de la place attendaient l’ouverture des enveloppes de l’appel d’offres, auquel les sociétés Amarante, Eris, Géos, Opos, Risk & Co, Scutum Security First, entre autres, avaient répondu. Le marché visait à fournir, pour 4 millions d’euros par an, seize personnels de sécurité français expatriés, destinés à encadrer des équipes locales… Un bon connaisseur de ce dossier nous a précisé qu’Areva entendait faire réduire les coûts de ces prestations, mais que plusieurs entreprises soumissionnaires intégraient la reprise des personnels d’EPEE dans leurs propositions.

Confirmation de la Défense

À la suite de l’enlèvement des employés d’Areva, la société EPEE avait fait savoir que la sécurité d’Areva sur place devrait être renforcée par des forces militaires nigériennes et des forces spéciales françaises. C’est la solution que le gouvernement de François Fillon avait refusée et que celui de Jean-Marc Ayrault vient d’accepter. Une analyse de la situation régionale a fait valoir que l’évolution globale de la situation sécuritaire dans le Sahel nécessite une vigilance accrue dans toutes les installations sensibles employant des expatriés. Les forces spéciales françaises n’interviendront pas gratuitement, et Areva se verra présenter une facture, sans doute assez salée. Contactée le 23 janvier, EPEE n’a pas rappelé Le Point. Mais verra sans aucun doute son contrat renouvelé. Areva nous a dit « ne pas répondre aux questions relatives à sa sécurité ». Une source au ministère de la Défense a confirmé l’envoi de forces spéciales au Niger pour sécuriser les sites d’Areva, mais s’est refusée à toute autre précision.

dans lepoint.fr

joyeux noel

janvier 26, 2013

Bonjour à tou-te-s,

Peu avant Noël nous avons reçu ce joli mail revigorant, accompagné du lien vers une vidéo :

 » Chers Messieurs L.Prentout, P.Remy, P-L.Jacob et A.Colrat,

Une nuit, il y a peu, nous avons pu observer un curieux phénomène dont j’aimerais vous faire part. Vers Saint-Martin d’Aubigny, une guirlande de petites lucioles, et plusieurs paires de mains gantées se sont activées joyeusement dans notre riante campagne. Les scies à métaux rugissaient pendant que les clés à molette chantaient dans le calme nocturne de notre contrée que le bourdonnement de votre nouvelle THT ne perturbe pas encore.
Malgré toutes les précautions que vous avez prises, il semblerait que les services qui se donnaient l’air d’être très occupés il y a peu, à
surveiller nos maisons, à contrôler nos voitures, et toutes ces charmantes activités dont vous détenez le secret ; n’ont même pas pu profiter de ce spectacle féérique et encore moins y mettre fin.
Je vous assure chers Messieurs, que j’avais bien mes lunettes et que je marchais droit. C’est d’ailleurs le lendemain que j’ai pu m’assurer scie114-1que je n’avais pas rêver. Des grandes barres métalliques avaient pris des courbures élégantes, et les prairies étaient parsemées de boulons, comme si le chariot du père Noël s’étaient écrasé sur vos grandes tours de fer. Car j’imagine qu’il s’agit bien de cadeaux, certes un peu en avance, vous étant destinés par ces petites mains qui s’affairent à ne pas vous laisser sévir. Et il semble bien, que ces mêmes petites lucioles sont passées maître dans l’art de vous faire ces présents.
Vous conviendrez, chers messieurs, en admirant ce spectacle, que votre grande oeuvre gagnerait en charme si tous les pylônes de la Cotentin-Maine se mettaient à ressembler à celui-ci. En espèrant que l’argent public ne servira pas à rectifier un tel travail, et que de Flamanville à Beaulion-sur-Oudon, on puisse encore bénéficier du spectacle des barres qui crissent et du ballet des lucioles voletant autour de vos 420 « Tours Eiffel ».

Scielutations sincères !

Un admirateur des artistes en devenir. »

Le lien nous a conduit vers une vidéo titrée ‘Noël avant l’heure’ permettant de visualiser ce que ce témoin décrit :
http://vimeo.com/56590040

Après l'action de solidarité dans l'est dont il est question ici :http://antitht.noblogs.org/647, nous avons reçu un autre récit, pour le
moins poétique de déboulonnages en Bretagne. Korrigans et lucioles, même combat ?

En hiver, les pylônes perdent leurs boulons !

Déboulonnons, déboulonnons,
En revenant de la ZAD
De Vannes à REdon *

Un petit boulon par ci
Qui a la clef de 46 ?
Et si on en prenait plus par là ?
Et pourquoi pas vingt-trois ?

Mais que faire de notre récolte ?
C'est que ça ne pousse pas guère.
Il seront bien gardé à la cohorte
Celle qui stationne pas loin de Guer.

Nous avons été atteint en plein coeur par l'appel de nos amis du Chefresne
et d'ailleurs. Pas question d'abandonner ces pylônes à leurs basses
oeuvres. Alors déboulonnons, scions, sabotons ces symboles d'un monde dont nous ne voulons pas.

Des bouleaux n'heureux.

* Bon ben en fait, c'était de Redon à Vannes mais ça rime moins bien.
** Appel sur http://antitht.noblogs.org/618

RTE DEGAGE !

RTE revient au Chefresne : AGISSONS PARTOUT AILLEURS !

janvier 26, 2013

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Pendant des mois la résistance contre la ligne THT Cotentin-Maine s’est concentrée autour du Chefresne. Recours juridiques, arrêtés municipaux, appels à rassemblement, actions publiques de déboulonnage, sabotages, se sont heurtés au mépris et à une répression grandissante. RTE et la préfecture orchestrent de concert les convocations en gendarmerie, les expulsions, les interpellations, les assignations en justice, les amendes.

Pourtant la lutte est loin d’être finie, d’autant plus que d’autres fronts se renforcent. Car la mobilisation contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes s’inscrit bien, pour nous, dans la même logique que le combat contre la THT, le nucléaire et leur monde.

Alors que la construction des deux derniers pylônes se profile, que l’abattage du bois de la Bévinière est en cours, nous souhaitons appeler à une réaction du même type que celle qui s’est mise en place pour lutter contre l’aéroport de NDDL. Face à la concentration des forces répressives, décentralisons nos actions pour frapper là où ils ne nous attendent pas. Attaquons partout où RTE, Vinci, Areva et consorts étendent leur mainmise par un quadrillage et une militarisation de nos espaces de vie. Nous vivons tou.te.s sous des THT, près de LGV, d’équipements Vinci, d’autoroutes, d’aéroports, de centres de stockage de déchets nucléaires, de centrales à gaz ou nucléaire.

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La lutte contre leur monde de gestionnaires, d’aménageurs, de flics, ne fait que commencer, et si nous désirons maintenir la pression partout où ils se trouvent, nous souhaitons aussi éviter de nous épuiser en procès inutiles et préserver nos forces. C’est pourquoi nous appelons à exprimer notre solidarité avec les opposant.e.s à la ligne THT Cotentin Maine par des actions décentralisées. La semaine suivant le début de la construction du dernier pylône sur le Chefresne ou l’abattage du bois de la Bévinière, nous appelons à toute forme d’actions, pourvu qu’elles respectent l’intégrité physique des personnes, afin de montrer notre détermination à ne pas laisser cette ligne THT s’achever, à ne pas laisser le monde nucléaire s’étendre un peu plus.

La THT est partout car qu’ils prennent ZAD dans leur gueule!

Ni résignation, ni compromis !

Comme ils ne pourront jamais mettre un flic au pied de chaque pylône,

la THT ne passera jamais en paix.

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sur: http://antitht.noblogs.org/