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PROCÈS DES 18 et 20 MARS 2013 À CAEN EN APPEL DE CONDAMNATIONS À 1 MOIS DE PRISON AVEC SURSIS

avril 18, 2013

Ces deux procès en appel faisaient suite à des condamnations en première instance à des peines d’un mois d’emprisonnement avec sursis prononcées par le tribunal de Cherbourg début 2012 pour trois personnes. Ils ont constitué le début d’une semaine comprenant pas moins de 6 procès contre la lutte antinucléaire, quatre autre procès concernant des actions contre la construction de la ligne THT Cotentin-Maine étant prévus pour les 21 et 22 mars.

Ces personnes étaient poursuivies dans le cadres des actions antinucléaires qui ont eu lieu contre un train de déchets radioactifs du côté de Valognes le 23 novembre 2011, alors qu’elles n’ont pas pu y participer, victimes d’arrestation préventives.

-> Le 20 mars 2013, les deux copains poursuivis pour la détention de matériel de découpe du bois dans leur véhicule ont été relaxés du délit de port d’arme pour lequel ils avaient été condamnés à un mois de prison avec sursis en première instance.

-> Le 18 mars 2013, un photographe qui devait faire un reportage photo tout au long du trajet du train, photographe bloqué avant son départ par les forces de l’ordre (en représailles du blocage du train par les militant-e-s ?), a été relaxé de la détention de bombinettes lacrymo mais devra payer 500 € d’amende pour le port d’un Opinel, arme régulièrement dénoncée par l’association des baguettes victimes du sandwich comme étant particulièrement dangereuse. Outre l’abandon du reportage, cela fait cher le casse-dalle !

Après la relaxe définitive en première instance des trois militant-e-s lors du procès du 9 octobre 2012, ces verdicts mettent une nouvelle claque à la répression contre les actions antinucléaires du 23 novembre 2013 du côté de Valognes et désavouent une fois de plus l’action du parquet de Cherbourg.

-> Trois autres procès en appel relatifs aux mêmes actions restent à être jugés. Le prochain dont nous avons la date aura lieu à la cour d’appel de Caen le 31 mai 2013, pour un copain relaxé quant à l’intrusion sur les voies et un fumigène soi-disant brandi mais condamné à un mois d’emprisonnement avec sursis pour avoir refusé le prélèvement de son ADN. Le même jour, au même endroit, sera jugé l’appel du militant interpellé le
24 juin 2012 lors du camp antiTHT de Montabot.

A noter que ces verdicts nous empêchent malheureusement pas de devoir
raquer, et que même une relaxe reste une condamnation pour notre
porte-monnaie…

Fond de soutien : chèque à l’ordre de l’APSAJ – Association pour la
solidarité etl’aide juridique, APSAJ, 6, cours des alliés, 35000 Rennes,
RIB : 42559 00055 41020014732 07, IBAN : FR76 4255 9000 5541 0200 1473 207
/ BIC : CCOPFRPPXXX.

legalteamvalognes@riseup.net

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QUATRE PROCÈS DE LA LUTTE ANTI-THT CONVOQUÉS DEVANT LES TRIBUNAUX les 21 et 22 mars 2013

La répression de la lutte antinucléaire dans la région avait convoqué pas moins de 6 procès sur une seule semaine. Après un début de semaine plutôt favorable pour les appels des condamnations à un mois de prison avec sursis suite aux actions du 23 novembre 2011 du côté de Valognes, quatre procès faisaient suite à des actions contre la construction de la ligne THT Cotentin-Maine.

** Deux de ces procès ont fait l’objet de renvoi. **
** Deux nouvelles dates à mettre à nos agendas : **

-> Le 31 mai 2013, sera jugé à la cour d’appel de Caen, le procès en appel du militant condamné le 6 août 2012 par le tribunal de Coutances à 3 mois d’emprisonnement pour avoir participé à l’action du 24 juin 2012 lors du camp de Montabot. Ce même jour au même endroit aura lieu un des procès en appel de l’action du 23 novembre 2011 du côté de Valognes pour un copain relaxé quant à l’intrusion sur les voies et un fumigène soi-disant brandi mais condamné à un mois d’emprisonnement avec sursis pour avoir refuser le prélèvement de son ADN.

-> Le 11 juillet 2013, seront jugé-e-s à Laval les 5 militant-e-s poursuivi-e-s pour avoir volontairement dégradé un pylone de la ligne THT Cotentin Maine, et pour avoir particité sciemment au groupement que constituait selon le parquet de Laval l’action du 28 avril 2012 à Saint Cyr le Gravelais (antitht.noblogs.org/708).

** Deux autres affaires ont été jugées le 22 mars 2013 :**

-> Pour le procès en appel du déboulonnage d’un pylône en construction le
18 mars 2012 à Saint Martin d’Aubigny, le délibéré sera prononcé par la
cour d’appel de Caen le 17 mai 2013.

-> Pendant ce temps-là, le tribunal de Laval nous apprenait que le copain de Beaulieu sur Oudon détenait le seul véhicule dont les feux stop s’allument quant il accélère tout en ne retenant plus ce véhicule comme objet du délit de violence. Pas de violence avec arme donc, mais violence tout de même sur personne dépositaire de l’autorité publique, avec une condamnation à 500 € d’amende assortie du sursis, auxquels s’ajoutent 300 € à verser en dédommagement à la gendarme et 837 € pour les honoraires de son avocat.

antirep-tht@riseup.net

22 MARS 2013 : A Laval comme à Caen, tou-te-s solidaires des militants antiTHT poursuivis.

avril 18, 2013
-> RDV en amont du 22 mars - Dimanche 17 mars à Rennes à 19h, une soirée
de solidarité avec les prévenu-e-s de la lutte anti-THT à l'initiative du
CLAR (http://clar35.overblog.com) dans le cadre de la semaine "les luttes
sont déCLARées".
-> Nouveau tél de l'équipe anti-rep de la lutte antiTHT : 06.74.87.11.55.

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22 MARS 2013 : A Laval comme à Caen, tou-te-s solidaires des militants
antiTHT poursuivis.

Cette journée de procès du 22 mars 2013 est symptomatique de l’étendue de
la lutte contre la construction de la ligne THT Cotentin-Maine, cette
autoroute de l’électricité nécessaire pour éviter les bouchons à la sortie
de la production centralisée dans le Nord-Cotentin, existante (centrale de
Flamanville) et à venir (EPR, hydroliennes, etc).

Du déboulonnage de Saint Martin d’Aubigny (50) par Marais sous Tension, à
4 km du départ de la ligne, à Beaulieu sur Oudon (53) où est arrêté à son
domicile un militant de Mayenne Survolté, 160 kilomètres de lignes THT
séparent et relient tout à la fois les deux affaires en procès ce matin du
22 mars 2013.

Les kilomètres n’arrêteront pas la solidarité !

DEUX RASSEMBLEMENTS :

-> LAVAL, devant le Tribunal, 13 place Saint Tugal, à 8h30

-> CAEN, devant la cour d’appel, place Gambetta, à 8h.

- Il avait déjà fallu 6 jours pour que les forces du désordre préparent
l’assaut du domicile du dangereux militant de Mayenne Survolté, il aura
fallu près de 6 mois pour que ces mêmes forces versent au dossier la vidéo
qui, soi-disant, incriminerait ledit militant. Sur la commune de Saint
Pierre des Landes, le 4 juillet 2012, celui-ci était venu constater
l’entame frauduleuse d’un chantier de construction de la ligne THT par RTE
et leurs sbires, eux-mêmes protégés par des gendarmes obstruant la voie
publique d’accès au lieu dit où se déroulait le chantier. Une fois les
dégats constatés par un petit groupe de militant-e-s de Mayenne Survolté
et de riverain-e-s, en se rendant à pied sur place, notre ami était revenu
auprès du lieu de blocage gendarmesque déplacer sa voiture, de peur de
récupérer une contravention.
Faute du versement de la vidéo incriminante au dossier, et bien que
poursuivi pour violence avec armes (son véhicule), il n’avait pas pu être
jugé en novembre 2012.
** Ce sera normalement possible ce 22 mars 2013 à LAVAL avec une vidéo
montrant un véhicule faisant une manoeuvre pour se garer.**

- A l’autre bout de la ligne en construction, Marais sous Tension
entreprenait le 18 mars 2012 de déboulonner un pylône en construction afin
de faire respecter un arrêté municipal de la commune de Saint Martin
d’Aubigny auquel contrevenait la construction dudit pylône. Fort de sa
déclaration d’utilité publique, oubliant que celle-ci n’autorise rien
sinon qu’elle permet de demander des dérogations à l’application de lois
de protection de l’environnement, RTE, avec son bras armé préfectoral,
répliquait en faisant arrêter un des 8 déboulonneurs en action ce jour-là.
L’opportunité des poursuites étant ce qu’elle est, il sera prétendu que le
prévenu était le seul des huit à avoir une clé à molette dans les mains.
Il est d’ailleurs bien connu dans le marais cotentin, que les habitant-e-s
du coin boulonnent et déboulonnent de l’écrou de 46mm avec les dents. Jugé
le 19 juin 2013 à Coutances, il avait été condamné à 2 000 € d’amende dont
1 000 avec sursis et à payer 3 300 € de dommages et intérêt à RTE, dont 2
500 pour quelques boulons à revisser : “cela fait cher du boulon !”.
** C’est l’appel de cette condamnation qui sera jugé ce 22 mars 2013 à
CAEN **

antirep-tht@riseup.net
http://antitht.noblogs.org/747
http://antitht.noblogs.org/agenda-anti-tht

weekend d’inauguration de la grange de Montabot du 17 au 20 mai du

avril 18, 2013

Une grange pour s’organiser…

Depuis l’action à Valognes contre le train “Castor” en novembre 2011, jusqu’aux moments forts de la lutte contre la ligne Très Haute Tension (THT) Cotentin-Maine en 2011 et 2012, des personnes se sont rencontrées et se sont organisées pour lutter contre le nucléaire et son monde.

Afin de continuer sur cette lancée, il semble important de pouvoir disposer d’un lieu collectif comme a pu l’être le bois occupé de la Bévinière sur la commune du Chefresne.

Une grange, au lieu-dit la Bossardière sur la commune de Montabot (50), s’érige maintenant non loin des pylônes comme un défi face à l’imposition de la ligne THT à coups de bâtons. Il existe donc un lieu pérenne pour relayer et faire perdurer l’actualité de la lutte anti-nucléaire dans la Manche et ailleurs, être le relai de vos luttes ou simplement pour se réunir et échanger.

En effet, cet endroit constitue un point d’information et de convergences des initiatives d’ici (EPR, THT, transports castors, etc) et d’ailleurs (Poubelle radioactive de Bure, Iter, Astrid, THT partout, mines d’uranium) contre le nucléaire et aussi contre d’autres projets assez proches dans l’idéologie d’aménagement de nos espaces et de nos vies, tel celui de l’aéroport de Notre-Dame des Landes, les lignes à Grande Vitesse, de la traçabilité en général et du fichage génétique en particulier.

Il s’agit aussi d’un point d’ancrage de la lutte où se déroule un chantier permanent d’échanges de savoirs et de pratiques émancipatrices (autonomie énergétique, écoconstruction, rénovation du bâti ancien, permacultures de plantes médicinales et potagères….).

Du 17 au 20 Mai 2013, la grange ouvrira ses portes au grand jour.
Vous découvrirez la grange à travers des expos, ses débrouilles quotidiennes, son camping, sa cantine prix libre.

Parce qu’il ne faudrait pas croire que tout s’arrête avec la mise en service d’une ligne T.H.T.
Parce qu’il est essentiel pour nous de poursuivre les débats entamés lors de cette lutte, et d’anticiper les pièges des nécro-industries auxquelles nous seront confronté.e.s ici et ailleurs.
Parce que nous imaginons qu’une organisation sans intérêt de pouvoir ni hiérarchie, pourrait submerger nos décideurs.
Parce que nous voulons faire en sorte que plus aucun.e oligarque ou bureaucrate ne puisse juger et décider du cheminement de nos vies à notre place.

Nous vous invitons au week-end d’inauguration de la grange de Montabot, où grâce à un travail d’élaboration collective, nous cherchons à nous donner les moyens matériels de renvoyer dans leur coin l’Etat et les mafias publiques ou privées. Nous prendrons le temps qu’il faut pour saper leur infecte besogne, mais ici une pierre est posée, et nous savons que ce sont nos solidarités que l’Etat craint avant tout. Même si une nouvelle ligne T.H.T se dresse désormais dans le bocage Normand, la lutte liée à ces tentacules de la pieuvre nucléaire est loin d’être enterrée.

Comment venir à la grange ? La Bossardière, à Montabot dans la Manche (50)
Sur la D98 entre Percy et Tessy, la Bossardière se trouve au bout du deuxième chemin sur la gauche après le pylône 223 lorsqu’on vient de Percy.

La val de suse s’invite dans la bataille antinucléaire

mars 20, 2013

Du Piémont à la Hague, bloquons le train de déchet nucléaire !

Lundi 11 mars 2013. Dans la nuit, les barres de déchets nucléaires ont été transporté par des camions du dépôt de la Sogin à Saluggia au centre de tri à Vercelli [Piémont]. Le train destiné à les transporter vers l’usine de retraitement de la Hague, en France, est prêt à partir . Il est surveillé par un important détachement de policiers.

Le rendez-vous de ce soir à 21h est donc confirmé, à la gare d’Avigliana [Val de Suse]. D’autres rendez-vous ont été fixé à Asti à 21h devant la préfecture et à 23h à la gare. À Novara, à partir de 22h devant la gare.

Il faut néanmoins rester à l’écoute de Radio Blackout pour les dernières nouvelles sur le transport et les rendez-vous au cas où il y aurait des modifications de dernières minutes.
Laissons les portables allumés et faisons tourner les infos.

Ils veulent imposer le silence, brisons-le.

Encore une nuit antinucléaire pour s’interposer, pour informer les gens de la bombe qui passe par chez eux. Pour que ce transport inutile et très dangereux soit interrompu.

Aujourd’hui c’est aussi l’anniversaire du désastre de Fukushima, un avertissement pour tous, contre cette technologie où militaire et civil se mélangent.

Les déchets du dépôt de Sogin partent à l’usine d’Areva à la Hague pour le retraitement. Ils reviendront aussi radioactif qu’avant.

En France il ne restera que le plutonium. Le plutonium sert seulement à fabriquer les bombes atomiques.

Les initiatives qui se sont déroulés au cours des précédents transports ont contribué à ralentir ces transports dangereux et inutiles. Il aurait du y en avoir 12 avant décembre dernier. Pourtant, en mars, avec le renfort de plusieurs centaines d’hommes armés, ils n’avaient réussi à en faire passer que 4.

Les faire cesser c’est possible. Ça dépend de nous, de notre capacité à élargir et à rendre plus déterminée la résistance populaire.

Coordination « Stop transports nucléaires »
contact téléphone : 00 39 338 659 43 61

[Val de Suse] La neige et le rassemblement antinucléaire bloquent le train de déchets

Le passage du train de déchets nucléaires à travers le Piémont a été repoussé sur initiative des autorités française. Le motif principal est certainement le mauvais temps qui fait rage dans le nord-ouest de la France, où se trouve l’usine de retraitement de la Hague, la destination du périlleux chargement.

À Avigliana près de 150 personnes se sont relayées dans la gare de 21h à 2h30 du matin, jusqu’à ce qu’il soit évident que le train ne partirait pas. Les jours précédents le remue-ménage dans plusieurs villes de la région a révélé une claire sensibilité populaire contre ces transports inutiles et dangereux. Il faut rester prêt pour la prochaine tentative de convoi.

traduit de Radio Blackout

[Val de Suse] Le train de déchets nucléaires est passé malgré les rassemblements dans les gares

Nuit du jeudi 14 au vendredi 15. Le transport de déchets nucléaires entre Saaviglianaluggia et la Hague, reporté à la dernière minute lundi dernier, s’est fait cette nuit. Malgré le vent sibérien et l’habituel silence qui accompagnent ces voyages, il y avait, le long du trajet, des rassemblements à Novara, Asti et Avigliana.

À Asti, les activistes ont été complètement encerclés par la police mais ont tout de même réussi à filer pour se rassembler à San Damiano. À Avigliana, un important dispositif policier s’est mis en place autour des No Tav qui avaient déroulé sur le premier quai une banderole « Stop aux transports nucléaires ».

Rosanna Lavezzaro [la responsable de la sécurité et chef du bureau de l’immigration de la préfecture de Turin] a endossé l’écharpe tricolore et a intimé aux manifestants de se disperser. Puis la parole est passé aux CRS qui ont repoussé de force les camarades hors de la station. L’un d’eux a été blessé à la main et à la cuisse.

Cette fois, en dehors de l’habituelle nuée de policiers de la Digos [l’équivalent politique de la BAC], était présent leur chef, Giuseppe Petronzi.

Malgré l’énorme différences des forces, les hommes en bleu ont mis une bonne demi-heure à dégager les antinucléaires de la station.

Sur l’esplanade s’est répété une scène connue. Carabiniers et police ont bloqué les manifestants, fermant la place et empêchant à quiconque de s’éloigner jusqu’au passage du convoi de déchets.

Un groupe de camarade a pris table, sièges et cartes à jouer et, indifférent au froid glacial, a commencé une partie de carte en face des policiers armés jusqu’aux dents.

Encore une fois pour faire passer un train plein de déchets hautement radioactifs le gouvernement a mis sur le tapis une centaines d’hommes en arme.

Lundi ils ont choisi de reporter le transport pour affaiblir la résistance de ceux qui travaillent et se fatiguent à passer tant de nuits blanches. Cette nuit ils les ont quand même trouvé sur leur route.

Un motif de plus pour être toujours plus nombreux la prochaine fois.

Traduit de annares-info

plus d’info sur http://notavfrance.noblogs.org/

week-end anti THT sur la ZAD

mars 20, 2013

Programme :

Samedi midi : pique-nique auberge espagnole. RDV 12H30 à la Chat-Teigne

Samedi après-midi : discussion sur l’historique et la convergence entre la lutte anti-THT et la lutte à NDDL, 14h à la Chateigne

Samedi soir : projection du film “THT, Remballe ton Elek” + concert

Dimanche : randonnée publique et pique-nique sous les pylônes de la ZAD. RDV 11h aux Rosiers

http://antitht.noblogs.org/675

Un refus, un “NON” ou un “Stop ! ” adressé à un “Grand Projet Inutile”. Une volonté de se réapproprier sa vie, de ne plus vivre selon les codes et les normes de société industrielle de consommation. Des cabanes construites dans les arbres. Une pluie battante, qui tombe parfois sans s’arrêter plusieurs jours de suite. De la boue jusqu’aux genoux à n’en plus finir. Des bottes qu’on est content d’enlever à la fin de la journée et, qui en dégageant un délicieux parfum, mettent des jours à sécher. Des nuits froides où l’on se couvre de multiples couvertures pour rester au chaud. Des frontales qui s’activent dans la nuit, autour des machines affrétées par une grande entreprise. Des réveils difficiles parce qu’il faut se sortir de son cocon chaud pour aller bloquer les travaux d’un début de chantier, ou des mairies pendant une enquête publique. Des rassemblements publics de soutien, et des discussions interminables sur “les bilans de la lutte et ses perspectives”, sur la “violence”, sur “les médias”. Une existence qui apprend à faire avec une omniprésence gendarmesque dans nos espaces de vie. Une profonde désillusion sur la “démocratie”, sur la “république”, sur cette “France, État de droit, et patrie des droits de l’homme”. Une rage grandissante contre un système qui impose à coups de matraque, de lacrymos, de grenades, les intérêts capitalistes de grandes entreprises. Une colère face à leur violence, celle qui feint d’écouter, celle qui mutile, celle qui convoque et condamne ceux que l’on aime… Une conviction : notre lutte a dépassé son cadre “local”. Une hypothèse : notre organisation horizontale peut nous emmener jusqu’à la victoire. . Une question, que sont nos victoires ? Qu’est ce que c’est LA victoire ? Une certitude, nous ne serons plus jamais les mêmes…Où suis-je ?

La ZAD de Notre-Dame-des-Landes ? Oui… mais pas que… Ce tableau peut pour beaucoup, paraître être restreint à celui de la “Zone A Défendre”, celui de la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, largement médiatisé, et qui a de loin touché le plus de monde. Pour autant, il est déroutant de constater que cette description peut coller à de nombreuses luttes passées, présentes, ou à venir. Il ne s’agira pas ici de faire un état des lieux de tous ces combats, mais plus de se concentrer sur les rapports de deux luttes “bocagères” qui ont eu et ont toujours lieu aujourd’hui. Celle de NDdL, et celle, contre la construction de la THT Cotentin-Maine.

ski-pylone2Aujourd’hui, nous luttons contre la même logique d’asservissement des territoires qui vise à rendre nos espaces attractifs, aménagés pour l’économie marchande, et quadrillés pour le contrôle de l’ordre établi. Chaque zone, chaque espace, chaque personne doit avoir un rôle ou une fonction au service des métropoles. Dans un souci d’entretenir une façade “démocratique”, ces projets sont systématiquement imposés selon le même protocole : débats publics, enquête publique, déclaration d’utilité publique, mesures de compensation et de rachat, pression financières de corruption sous forme de subventions… D’un bout à l’autre du bocage, ce qu’ils cherchent c’est d’abord acheter le silence, celui des mairies, des conseils départementaux, régionaux… mais aussi et surtout celui des individus, des associations et des riverains. Face à ces procédés, ce n’est ni le silence, ni la résignation, mais bien la résistance qui a été notre premier instinct. Un refus adressé à ce système, à ce “monde du progrès” dans lequel on hésite pas à supprimer les aides sociales ainsi que des postes dans l’enseignement et la médecine au profit de l’armement des forces de l’ordre, et d’une invasion colonialiste pour par exemple, s’assurer une mainmise sur des gisements d’uranium. De là, notre opposition est devenue une lutte, un combat de tous les jours pour la réinvention perpétuelle de nos existences, bien en dehors de ce système là. Notre lutte, s’est organisée, en associations, collectifs ou assemblées horizontales. Le “subir” a été enterré au profit de “l’agir”. Manifestations, rassemblements, réunions d’information, recours juridiques, mais aussi grève de la faim, actions publique d’interférences, blocages, barricades et sabotages sont devenus nos armes. Et les différences de ces modes d’action nous ont apporté une diversité qui n’a fait que nous enrichir.

Cependant, une partie du commun de nos luttes c’est aussi la répression. Celle exercée par l’État, qui à coups de surveillance, de convocations, de condamnations, de matraques, de gaz et de grenades, a tenté de nous faire taire. Nous savons aujourd’hui, en Loire-Atlantique, en Manche et en Mayenne, ce que c’est la “vie en zone occupée, en zone militarisée”. Nous avons pu faire l’expérience d’une stigmatisation de nos luttes qui cherche à nous diviser entre opposant-e-s. Pour autant, cette offensive n’a pas réussit à ébranler nos solidarités, ni à diminuer notre détermination. Pour ceux-elles de la THT, ce ne sont pas les multiples garde à vue, condamnations, blessures et mutilations, pas plus que la coupe du bois ou la construction des derniers pylônes de la ligne qui ne signent la fin de la lutte. Pour ceux de la ZAD, l’opération d’expulsion “César” menée par les forces de l’ordre n’a été que l’étincelle d’un mouvement très large de résistance qui ne fait que grandir chaque fois qu’un lieu de vie est menacé d’expulsion. Aujourd’hui, ce que nous souhaitons, c’est partager ce commun de lutte. Le partager pour nous enrichir mutuellement encore plus. Pour que ce partage devienne une force. Pour que le “Contre l’aéroport et son monde” et “le Contre le Nucléaire et son monde” deviennent une seule et même expression. Parce que la convergence de nos luttes doit pour nous devenir plus qu’une écriture de textes. De ce fait, à l’heure où l’abandon du projet d’aéroport paraît plus que probable, où un nouveau lieu permanent se crée dans la Manche pour continuer le combat contre le Nucléaire, la question des victoires semble se poser. Alors que les rencontres, les amitiés et les solidarités que nous avons pu tisser apparaissent comme un butin qu’ILS ne nous reprendrons jamais, pouvons-nous espérer arracher encore plus ? Qu’est-ce qu’un abandon du projet d’aéroport signifierait pour toutes les autres luttes dites locales ? Comment constituer une réelle plateforme de lutte commune dans les bocages ? Comment généraliser nos combats jusque dans les périphéries bétonnées de la métropole ?

Venez en discuter avec nous les 9-10 mars 2013 sur la ZAD.

L’ETAT FAIT JOUER SA JUSTICE FACE A L’OPPOSITION AU NUCLEAIRE ET A LA THT.

mars 20, 2013
Presque vingt-six ans jour pour jour après le désastre de Tchernobyl, une
petite centaine de personnes est venue s'attaquer, le 28 avril 2012, à un
tentacule du nucléaire dans la région, un pylône de la ligne à très haute
tension Cotentin-Maine.

Neuf mois après, cinq personnes sont sommées de se présenter à la
gendarmerie de leur domicile (Rennes, Plélan-le-Grand, Coutances, Paris,
Le Mans). Mis en garde à vue pour vingt-quatre heures renouvelables, mais
finalement relâchés dans la journée, nous sommes poursuivis pour
dégradations en réunion sur un bien d'utilité publique et refus de donner
notre ADN. Pour défendre une industrie qu'il ne voudrait voir souffrir
d'aucune critique, l’État fait jouer son arsenal judiciaro-policier. Nous
nous retrouvons sur le banc des accusé(e)s ainsi que d'autres, concernés
tant par l'opposition à la THT que par les blocages de trains de déchets
nucléaires (Valognes et Caen). On aurait pourtant tendance à penser, deux
ans après la catastrophe en cours de Fukushima, que c'est l'industrie
nucléaire dans son ensemble qui est condamnable par son inconséquence –
des dégâts incommensurables occasionnés par les mines d'uranium et par son
enrichissement à ceux de la ligne THT, en passant par l'exploitation
erratique des centrales, les tares du retraitement et la longue aventure
du
stockage des déchets...
L'action menée ce jour-là paraît bien dérisoire, mais hautement
symbolique, à côté de tous les maux qu'ont entraînés, qu'entraînent et
qu'entraîneront l'industrie nucléaire et ses lignes à très haute tension.

DU NOUVEAU :
- Pour notre procès du 21 mars à Laval, faute d’avoir reçu le dossier
d’instruction et vu le temps nécessaire à préparer une bonne défense, nous
avons décidé de demander un report. Il n’y a donc pas d’appel à
rassemblement pour cette date.
- Par contre le procès du 22 mars est bien maintenu et nous relayons donc
l’appel à rassemblement à 8h30 devant le Tribunal de grand instance de
Laval, 13 place Saint Tugal.
- Par ailleurs, c’est désormais au moins 9 procès qui auront lieu d’ici
fin mai 2013. Nous en profitons donc pour relancer un appel à don auprès
du fond de soutien aux inculpé-e-s des luttes anti-THT et anti-nucléaire
(voir en bas de page). On peut déjà estimer à quelques dizaines de
milliers d’euros les frais à venir… !!!

PROCES A VENIR :
- 4 mars à Caen : procès en appel du GANVA, pour le blocage du train de
déchets nucléaires en novembre 2010. Délibéré le 5 juin 2013
- 14 mars à Coutances : procès devant la justice de proximité lié à
l’occupation d’une “maison RTE” le 6 mai 2012 à Notre-Dame de Cenilly
(50). Renvoi au 14 mai 2013
- 18 et 20 mars à Caen : deux appels suite à l'action contre le train de
déchets nucléaires à Valognes en novembre 2011.
- 21 mars à Laval : notre procès. Renvoi demandé.
- 22 mars à Laval : procès d'un anti-THT venu constater l'intrusion de RTE
et de la gendarmerie sur une propriété privée.
- 22 mars à Caen : procès en appel d’un déboulonnage public.
- 22 mars à Caen : procès en appel suite au camp anti-THT de Montabot.
- 31 mai à Caen : un autre appel suite à l’action de Valognes en novembre
2011.

FOND DE SOUTIEN :
Chèque à l'ordre de l'APSAJ - Association pour la solidarité et l'aide
juridique : APSAJ, 6, cours des alliés, 35000 Rennes.

le temps des déchets

mars 20, 2013

Ci dessous, une brochure publiée par l’association contre le nucléaire et son monde en mars 1991, intitulée « Le Temps des Déchets ».
Au sommaire:
pg 3: La saga des déchets
pg10: Commentaires sur les luttes contre le stockage des déchets nucléaires en France
pg 13: Chronique de la résistance des populations au projet de cimmetière nucléaire en France
pg 22: Histoire de volailles
pg 25: Rapport sur la fête de Neuvy-Bouin
pg 27: Omelette à la lyonnaise
pg 30: Notes sur les Verts
pg 33: Chronique de la transparence
pg 37: Annexes
pg 44: Texte de présentation de l’association

Le temps des déchetsNoir et blanc – ACNM